Petit Pratique de Traduction :IV La traduction, la transformation et le calcul.

Si nous ne pouvons nous reposer sur l’essence de la langue, du texte etc. pour permettre la traduction, seul le résultat (la pratique identique ou équivalente) peut alors en être le support.

Nous pouvons donc valablement dire qu’il y a traduction lorsque deux philosophies (Texte ou Monde) permettent une pratique évaluée comme identique (cause finale d’une pratique adéquate ?) et que l’une des deux est donnée par une pratique/traitement sur la première.

Pour la philosophie, la Traduction est un acte de donation d’une philosophie (Texte/Monde) depuis un même.

En philosophie classique, le même, l’identité d’une différence, est pli.

En Non-philosophie, ce « même » peut être dit ‘Etranger-déjà-vu’ : Le Sujet-existant-Etranger déjà en identité identifié, l’Autre-que dont les valeurs (celles de l’Etranger et celle du Sujet (altérité sans différence, agir unilatéral)) déterminent une identité-Un.

Le Déjà n’y fait pas plis, car l’identification en identité, est une-fois-chaque-fois : elle est dans la pratique de cette-fois-ci, et ne dit pas, comme habituellement en philosophie, « ces deux sont identiques absolument », mais « il y a une pratique qui permet – là, maintenant – de décider de la présence de l’identité A en B et celle de l’identité B en A ». Ce que l’on peut nommer des métaphores (« il y a du A en B »).

Nous ne sommes pas dans l’auto, l’auto-donation, ou l’auto-position puisqu’il n’est pas nécessaire pour effectuer cette pratique de savoir comment l’identité de A et l’identité de B nous ont été données : il n’est pas nécessaire de savoir si A et B existent et existent réellement pour permettre la pratique de l’identification. Il n’est pas non plus nécessaire d’en pré-déterminer l’essence : l’identité-identification est (seulement) une pratique-en-pratique : dans l’acte même de cette pratique.

Et, même si l’Etranger-déjà-vu est aussi déterminé en Réel (en-dernière-identité) ce qui permet cette pratique métaphorique – cette connection (d’)étrangers -, cette détermination, en elle-même, n’est pas identificatoire. Cette pratique ne fige pas une identité.

Si l’on à l’habitude de parler de communication, au sujet de la traduction, il s’agit, là aussi, d’une méprise. Il n’y a pas, à proprement parler, de communication lors de la pratique de la Traduction, mais la donation d’un (nouveau) texte. Cette nouveauté, cette surprise-en-Monde, qui résulte de la pratique(-en-pratique) et de son effet de scripture, d’inscription, marque en Monde, ne communique pas, car rien ne dit qu’elle ne sera jamais lue, acquise, identifiée. Même si l’on se doute bien qu’il s’agit du vœu le plus cher du traducteur. Le texte-traduit est le résultat de la pratique de traduction quel que soit l’usage (ou le non-usage) que l’on fera de lui. C’est son état de scripture, de marque, qui permet son usage de Média et non son identité de Traduit.

L’acte de Traduction en Réel ne nécessite plus un acte transcendant, une extériorité, mais l’identité en Réel du texte source, la pratique-en-pratique de ce texte en une philosophie-Référence, et l’évaluation du texte-traduit pour l’identifier comme Traduit, c’est-à-dire comme permettant une pratique identique ou équivalente.

En résumé, nous avons donc 3 pratiques, pour établir une Traduction :

Celle de la philosophie-Source qui donne (en une philosophie-Référence) une philosophie-traduite, celle de la philosophie-source (en une philosophie-valeur) qui donne un Etranger-déjà-vu à celle de la philosophie-traduite (en une philosophie-valeur).

(Nous ne déterminerons pas ici, si les deux philosophies-valeur permettant la pratique de l’évaluation n’en sont qu’une. Seule la détermination de l’Etranger-déjà-vu sera pour nous probant).

Traduction
Traduction, une derniere fidelite

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