La nature du pensable

Pantheon« Tout pensable donne à penser. Mais il ne fait jamais ce don qu’en tant que ce qui donne à penser est déjà de lui-même ce qui exige d’être gardé dans la pensée. »« Il y a ce qui est tel, qu’il nous donne à penser lui-même, à partir de soi, comme de naissance. Il y a ce qui est tel, qu’il s’adresse à nous pour que nous gardions attention à lui, pour qu’en pensant nous nous tournions vers lui : pour que nous le pensions. »[M. Heidegger « qu’appelle-ton penser ? » PUF 1992] 

1.1              L’Un est pensable, non connaissable : l’impensable n’est pas « en-Un » ?

L’impensable peut cependant être posé « comme impensable » cette position doit donc être comprise comme hors non-philosophie. Dans ce cas cette part du matériau philosophique n’est pas couverte par la non-philosophie. 

1.2             L’Un est identité, mais il ne peut être identique.

« L’identité est une relation donnée à nous dans une telle forme spécifique qu’il est inconcevable qu’il puisse en exister plusieurs formes. »

[Frege]

L’Un ne peut être identique ni permettre l’opération d’identité, car l’Un ne peut être mesuré. Or la mesure est l’opération incontournable de l’identification, et la mesure demande au préalable la mise sur un pied commun de l’étalon et du mesuré. Il faut que l’ordre de réalité partagé par l’étalon et le mesuré soit commun. On ne peut mesurer des kilos de rêves, même si l’on peut mesurer des kilos de beaucoup de chose et comparer (donc mesurer) les rêves entre eux.

« Deux choses sont identiques si elles correspondent dans toutes leurs propriétés ».

[B Russel]

Formellement :

Identité

 

Cependant, il est aisé de voir, que cette définition ne peut jamais être utilisée car pour pouvoir s’appliquer, il faut deux (choses) et pour que toutes leur propriétés soient communes, il n’en faut qu’une. Il faudrait donc résoudre 2=1. En pratique, on se contente généralement d’une identité sur la totalité des propriétés contenues dans un champ considéré (« fÎj, ou j est l’ensemble des propriétés intéressantes ensemble lui-même a-priori).

La relation au temps en est un bon exemple. Dans un cas simple, si cette relation était toujours prise en compte, rien ne pourrait être identique, même à lui-même. A l’inverse, si elle n’était pas prise en compte, certaines transformations ne pourraient pas permettre la reconnaissance : un tableau craquelé par le temps reste considéré le même tableau… la transformation est alors une part de l’identité.

Ainsi, telle quelle, la solution traditionnellement envisagée, 2 noms pour 1 objet, ne résiste pas non plus à l’épreuve :

Pour qu’un nom puisse remplacer la chose dans un énoncé, il faut qu’une relation les lies d’une manière qui permette la mesure : que l’on puisse dire c’est le nom-de-(la)-chose ou la chose-de-(ce)-nom.

Depuis Wittgenstein, un nom est une convention, et même s’il n’a pas lui-même déterminé comment elle s’établit, il est clair que seule une autre convention (jeu de langage) ou un donné-sans-donation peut constituer ce nom « en son nom propre ».

Cependant, après avoir été constitué, il ne l’est qu’à l’intérieur de son jeu de langage et non avec l’objet supposé réel qu’il doit représenter. Pour qu’un lien soit possible, il faut que le langage soit du même ordre de réalité. Il faudrait que le mot puisse « toucher »  l’objet qu’il représente. Car que pourrait être une référence (le mot fait référence à l’objet) ou une représentation hors de la convention ?

Mais comment une convention pourrait être le Réel ?

Pourtant, notre usage « quotidien » des mots nous convainc qu’ils peuvent « d’une certaine manière» toucher leur objet. Nous devons en conclure que :

·         soit les mots sont réels (du même ordre de réalité que les objets)

·        soit l’objet réel est conventionnel (du même ordre de convention que les mots)

ce qui en définitive est peut être identique. De cette identité permise par le partage d’un même ordre de réalité. Les objets appartenant à l’ordre que nous appelons du « Réel » et la transformation à celui du « conventionnel ». En pratique, c’est l’identification elle-même qui permet d’affecter à un ordre ou à un autre. Que serait, en effet, un objet non reconnu, même pas en tant qu’objet ? Ou une convention non appliqué car non identifiée ?

En définitive, on pourrait donc dire que deux « objets » sont identiques s’il est possible de leur appliquer une transformation qui les « rendent identiques dans toutes les propriétés de l’objet transformé ».  

1.3             Le pensable dit-il la vérité ?

THE SEMANTIC CONCEPTION OF TRUTH AND THE FOUNDATIONS OF SEMANTICS

Alfred Tarski 

1.1.1.                    La vérité propositionnelle

La forme de la vérité n’est elle que propositionnelle ? Si non, cette forme est elle la plus adéquate ? 

1.1.1.1.                La « Loi de Leibniz » :

Si A et B sont identiques, alors tout ce qui est vrai pour A est aussi vrai pour B.  

1.1.1.2.            Le « principe de l’identité des indiscernables »:

Si tout ce qui est vrai pour A est vrai pour B, et vice versa, alors A est identique à B.  

1.1.1.3.            « Le principe salva veritate  » :

Deux termes dont l’un peut toujours être substitué à l’autre sans changer la valeur de vérité d’une proposition sont identiques.  1.1.1.4.               Dans tous ces cas, les propriétés fondamentales de l’égalité en logique sont :

1.1.1.4.1.           La réflexivité

reflexivite

1.1.1.4.2.          La symétrie

symetrie

 

1.1.1.4.3.          La transitivité

transitivite

 

1.1.1.4.4.          La substitutivité dans les fonctions

subtitution

 

1.1.1.4.5.          La substitutivité dans les prédicats

predicats

 

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