L’observateur


l oeil du maire
1.1 Qu’est-ce, alors, qu’une mesure ?

L’essence d’une mesure est le rapprochement d’un fait et d’un étalon. C’est trouver la présence de l’étalon dans le fait. Sont évaluation numérique est, là encore, secondaire. Ce qui fait un mètre n’est pas la graduation, mais la détermination d’un étalon et sa mise en présence avec le fait (objet à mesurer). Le fait (la présence des bornes et de la distance) étant toujours connue, ce qui peut rendre l’écart non déterminable est donc l’étalon ou l’opération de rapprochement. Mesure à deux sens :

1.1.1. Définition de l’étalon

C’est le sens donné dans des expressions telles que : « ce qui fait la mesure » , « ce qui donne la mesure »

1.1.1.1. Qu’est-ce qu’un étalon ?

C’est la détermination a priori[1] d’un modèle. Cette détermination est toujours a priori (en dernière instance), car autrement il faudrait, pour justifier d’une détermination particulière, établir une autre mesure (avec son étalon). En tant qu’a priori, la détermination de l’étalon peut toujours être connue, si nécessaire par « retro-ingénierie » à partir du résultat que l’on veut obtenir.

1.1.2. Utilisation de l’étalon

C’est « mesurer quelque chose ». mesurer dans ce cas est « trouver la distance nulle ». dans notre cas, la distance n’est pas une mesure métrique. Car celle-ci impliquerai l’existence préalable d’une relation d’ordre et d’un étalon de mesure (ce qui nous conduirait à une régression infinie).

1.1.2.1. Qu’est-ce qu’une distance ?

C’est la détermination de la longueur qui sépare deux positions. Une différence réalisé sur toutes les dimensions concernées par les positions observées. Même dans un ensemble non métrique, une distance à zéro est déterminable, il s’agit de l’identité.

 1.1.2.2. Qu’est-ce qu’une longueur ?

Dans ce contexte, il s’agit de l’espace défini, a posteriori, par une ensemble de proximité donné.

1.1.2.3. Qu’est-ce que l’opération de rapprochement du fait et de l’étalon ?

Cette opération doit se réaliser sans mesure sous peine d’obtenir une référence circulaire indéterminée et correspondant à la recherche d’une distance nulle (à 0).

1.2 Qu’est-ce que la prise de décision ?

La décision est comme un chemin à deux ou plusieurs voies dont une seule est empruntée à la fois. Pour que la décision puisse être prise, il faut que les deux voies soient connues en même temps. Mais au moment de l’emprunter, il n’est plus qu’une voie. Le choix de la voie à emprunter est réalisé par la décision sur la mesure. Mais celle-ci doit également se réaliser sans qu’une nouvelle mesure soit réalisée.

1.3 L’expérience et l’explication

L’expérience serait donc construire un modèle : un ensemble d’observateurs liés par une relation de proximité. L’explication, ramener au saisissable, serait donc mesurer : reconnaître le bon modèle : étalon un ensemble d’observateurs.

2 La forme

La forme est une structure reconnaissante. · reconnaissante car validée par le plaisir de la décision · reconnaissante car c’est la structure qui permet la reconnaissance reconnaissante et non reconnaissable car, en définitive, toute « structure » est reconnaissable –dans sa possibilité d’être reconnue-, elle l’est qu’elle soit immédiate, temporaire ou définitive. La reconnaissabilité ne demande que l’ « est-de-l’être-de-l’étant ». Mais pour être « forme », il lui faut un usage. Ne peut vraiment être « forme » que la forme décidée, la forme participant à une l’établissement d’une décision.

[1] Cf. Kant

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