III La non-philosophie, la pratique de la rigueur.

Une pratique en Rigueur est, plus que tout, la marque de la non-philosophie. Même si, en aucun cas, elle ne revendique pour elle seule, l’accès à cette rigueur.
III.1 La rigueur n’est pas nécessairement déterministe
Le caractère de la rigueur est de permettre d’identifier la chaîne causale qui donne un événement donné. Seulement, en machine non-philosophie, la pratique du « une fois chaque fois » ne permet pas une pratique « dans le temps » de la chaîne causale, seulement une chaîne clonale. Ce qui signifie que l’ensemble de la chaîne doit être en Monde en « cette fois ci » pour être praticable. Il y aurait déterminisme, si dans une chaîne causale, il n’y avait qu’un et un seul successeur à chaque étape. Or la pratique en Réel est une pratique « en cette fois ci », elle ne connaît pas le temps et la succession comme une nécessité préalable. Il n’y a donc aucune garantie d’un successeur unique (et même forte possibilité que ce ne soit pas le cas).Pourtant, la « pratique qui donne un matériau » fait trace, et cette trace lors de la mise en question donne en identité « cet-Autre », cet événement là. Cela seul est nécessaire et suffisant à la rigueur. « cet-Autre » est en identité identifié. Cette pratique en Réel est peut être la seule pratique qui soit rigoureusement rigoureuse, car elle ne se fonde pas sur un Réel halluciné.
III.2 La rigueur est compréhension en Monde, non prévision de « cette-fois-là »
Ainsi, pour la machine, il n’est pas une « impression de compréhension », mais une « inscription de compréhension » en Monde. Pour elle, la rigueur n’est pas de prévoir, mais de savoir. Savoir la chaîne causale. Savoir est une pratique, une pratique en Réelle d’une Philosophie. La métamorphose de la Question en Réponse. Et n’est ce pas également une définition de la conscience que de savoir la chaîne causale en identité ?
III.3 La science, une pratique « en-répétition »
Pour un observateur superficiel, la vérité scientifique est hors des atteintes du doute; la logique de la science est infaillible et, si les savants se trompent quelquefois, c’est pour en avoir méconnu les règles. Les vérités mathématiques dérivent d’un petit nombre de propositions évidentes par une chaîne de raisonnements impeccables ; elles s’imposent non seulement à nous, mais à la nature elle-même. Elles enchaînent pour ainsi dire le Créateur et lui permettent seulement de choisir entre quelques solutions relativement peu nombreuses. Il suffira alors de quelques expériences pour nous faire savoir quel choix il a fait. De chaque expérience, une foule de conséquences pourront sortir par une série de déductions mathématiques, et c’est ainsi que chacune d’elles nous fera connaitre un coin de l’Univers. Voilà quelle est pour bien des gens du monde, pour les lycéens qui reçoivent les premières notions de physique, l’origine de la certitude scientifique. Voilà comment ils comprennent le rôle de l’expérimentation et des mathématiques. C’est ainsi également que le comprenaient, il y a cent ans, beaucoup de savants qui rêvaient de construire le monde en empruntant à l’expérience aussi peu de matériaux que possible.
H. Poincaré « la science et l’hypothèse »

La non-philosophie est une pratique qui permet une pratique indiscernable de la philosophie. Pour la machine non-philosophie, la philosophie-science est cette pratique en Réel d’un ensemble de décisions et de pratiques, indiscernable de celle de la science. C’est-à-dire que quelque soit les critères qui permettent de dire « ceci est une science », il est possible de définir une « philosophie-science » qui satisfait ces critères. Ce qui est garanti par le fait qu’un critère est l’expression de différences – des matériaux – et de pratiques de ces matériaux. Ce qui est la définition d’une philosophie. Cette philosophie-science, n’est donc aucunement modifiée, par son usage en machine non-philosophie. Elle est prise dans sa donation et mise en pratique telle quelle. Quelque soit en dernière instance la nature de la science, la philosophie-science la reprend à son compte. La non-philosophie retirant seulement – comme pour toute philosophie – sa suffisance, c’est-à-dire ici la certitude qu’a la science d’atteindre définitivement au Réel. Ce retrait du Réel comme cause, loin de nuire à la philosophie-science, lui redonne son statut de « connaissance certaine » – définition originaire de « science » -, puisque toute connaissance pratiquée par la philosophie-science se cause en dernière instance dans le donné-sans-donation de la philosophie-science. Et cette certitude est due seulement à une pratique en rigueur qui est la marque de la non-philosophie. Des questions qui venaient diminuer la rigueur de la pratique scientifique, comme « doit on prendre en considération les aspects sociaux dans la pratique scientifique ? » ou « l’usage d’une langue particulière modifie-t-elle la pratique scientifique ? », si elles se posent encore, deviennent un matériau de la philosophie-science donnée. On peut, ainsi, appeler la pratique non-philosophique d’une philosophie-science, une théorie unifiée de la philosophie et de la science.
III.3.1 La répétibilité de l’expérience, « Une fois, chaque fois », cette fois-ci et cette fois-là
Pourquoi donc ce jugement s’impose-t-il à nous avec une irrésistible évidence ? C’est qu’il n’est que l’affirmation de la puissance de l’esprit qui se sait capable de concevoir la répétition indéfinie d’un même acte dès que cet acte est une fois possible. L’esprit a de cette puissance une intuition directe et l’expérience ne peut être pour lui qu’une occasion de s’en servir et par là d’en prendre conscience.
H. Poincaré « la science et l’hypothèse »

L’axiome non-philosophique du « une fois, chaque fois », pourrait paraître une contradiction à la pratique non-philosophique d’une philosophie-science – philosophie ayant une pratique indiscernable de celle de la science-, mais ce serait oublier que pour la machine, la pratique du « une fois, chaque fois » se fait dans le cadre d’une pratique-en-pratique. Il est clair, que l’affirmation d’« une pratique en une philosophie-science d’un matériau A qui donne un matériau B », donnera à « chaque mise en pratique » d’un matériau A, le matériau B. La répétibilité de l’expérience – marque de la science – est en fait, aussi, une marque de la machine non-philosophie. Le « une fois, chaque fois » est alors –seulement- un oubli radical de la pratique précédente, qui du point de vue de la pratique courante n’a jamais été. Le « cette fois-ci » étant toujours « la fois ».
III.3.2 La déduction, de cette fois-ci à cette fois-là
C’est donc en recourant à des problèmes, dis-je, comme en géométrie, que nous poursuivrons l’astronomie, et nous laisserons de côté ce qui se passe dans le ciel si nous voulons qu’en participant vraiment à l’astronomie, nous rendions utile la partie réflexive de notre âme, qui jusque-là restait inutile
Platon [3, VII, 530b]
La déduction, « cause » pour la science
C’est le même phénomène du « une fois, chaque fois » qui permet « la déduction », source pour la science de la cause. La déduction, est pour la machine non-philosophie, cette inscription en monde, cette inscription en philosophie que permet la pratique du « une fois, chaque fois », la marque de « cette fois-ci ». L’essence de la déduction est inscription-en à partir d’une pratique-en, inscription-de à partir d’une pratique-qui-donne, inscription-si à partir d’une pratique-de. Ainsi la pratique en A de B qui donne C, inscrit C en A si B. Seulement pour la machine non-philosophie, « si B » ne signifie pas « si B est Vrai », mais « quand B est clone en Réel », et inscrire C en A signifie « définir le matériau C dans une philosophie A», ce qui pourrait aussi se dire « le clone de l’identité de l’identité A et de la différence C ».La machine non-philosophie est pratique en Réel de la philosophie A qui donne la philosophie B, ce qui est l’essence de l’induction – son essence, pas sa pratique, car la pratique classique de l’induction se fait « en Vérité »-.Malgré tout, « cette fois-ci » n’est jamais comparable à une « autre fois », pour permettre cette comparaison, il faut que « cette fois-ci » inscrive en monde « cette fois-là » dans une même philosophie. La machine non-philosophie n’est pas inscrite dans le temps. Il n’y a pas de philosophie-avant ou de Réel-avant que l’on pourrait travailler avec une philosophie-actuelle et un Réel-immédiat. Pour que l’on puisse utiliser « cette fois-ci » et « cette fois-là » ensemble, il est nécessaire d’inscrire « cette fois-là » dans la présence de la philosophie de « cette fois-ci ».
Récursivité : cette fois là, encore
L’induction mathématique, c’est-à-dire la démonstration par récurrence, s’impose au contraire nécessairement, parce qu’elle n’est que l’affirmation d’une propriété de l’esprit lui-même.
H. Poincaré « la science et l’hypothèse »

La récursivité est alors, pour la machine non-philosophie, un cas particulier de la déduction. Le cas où non seulement « cette fois-la » est inscrite en présence de « cette fois-ci », mais où, en plus, c’est une pratique de « cette fois-là » qui donne « cette fois-ci ».C’est l’usage de « cette fois-là » comme résultat inscrit comme « précédente » de la pratique qui détermine la présence de « cette fois-ci ».
Induction : la métaphore en pratique
Si la cause est de l’ordre de la déduction, car pratique en série, la capacité de la science de dire le général du particulier ne provient pas d’une fonction propre à elle-même. Ce qui permet à la science de pratiquer de manière inductive provient de la manière de l’Homme à dire l’identité. C’est parce que l’Homme ne dit pas l’identité en égalité, mais en métaphore qui inscrit un matériau : l’identité-de-en, ce qui en A est B ; l’identité d’une identité A est la différence B. L’identité dite par l’Homme est ainsi la monstration nomothétique d’un particulier B dans une généralité A.Ce particulier B valant généralité puisque identifiant le cas général A.
Définition, comme cœur et non limite
La force de l’induction est celle de l’identité par métaphore. Elle génère un « voisinage » de métaphores équivalentes qui forment le champ de son efficace, ce que l’Homme et la science appellent une définition. Une définition n’est donc pas vraiment une limite extérieure à l’objet délimité, mais l’identification de son identité métaphorique. Celle que l’on retrouvera « dans » tous les objets, comme plus généralement en tous les clones, du champ défini – et éventuellement en d’autres qui ne sont pas concernés, car une définition est une pratique locale à une philosophie, et non nécessairement universelle à la-philosophie.
L’induction n’est pas intuition
Cette pratique provenant de l’Homme et non de la science, elle ne peut être considérée comme renforçant sa rigueur spécifique. Bien au contraire, la science essaye de trouver une rigueur qui l’élève au dessus de la condition de l’Homme qui la pratique, mais la pratique de l’identité par métaphore la refond en-homme. Aucune garantie de Vérité ou de Réel ne peut être assurée, directement, par une pratique de l’Homme. Celles-ci doivent lui être apportées par la philosophie pratiquée. En Homme, l’induction n’est donc pas de l’ordre de l’intuition, elle ne le devient qu’en Philosophie où la Vérité peu être définie. En revanche la science ne peut échapper à l’induction puisque son mode d’identification est celui de l’Homme.
III.3.3 La pratique de la philosophie-science
Quelques personnes ont été frappées de ce caractère de libre convention qu’on reconnaît dans certains principes fondamentaux des sciences. Elles ont voulu généraliser outre mesure et en même temps elles ont oublié que la liberté n’est pas l’arbitraire. Elles ont abouti ainsi à ce que l’on appelle le nominalisme et elles se sont demandé si le savant n’est pas dupe de ses définitions et si le monde qu’il croit découvrir n’est pas tout simplement créé par son caprice. Dans ces conditions, la science serait certaine, mais dépourvue de portée.
H. Poincaré « la science et l’hypothèse »
Hypothèse et expérience
Apprend donc que ce que j’appelle la seconde section de l’intelligible, c’est ce que la raison elle-même atteint par la faculté dialectique, en considérant les hypothèses non pas comme des principes mais comme de véritables hypothèses, c’est-à-dire des degrés et des tremplins, jusqu’à ce qu’elle parvienne à l’anhypothétique et qu’elle atteigne le principe du tout.
Platon [3, VI, 511b]

Les axiomes géométriques ne sont donc ni des jugements synthétiques à priori, ni des faits expérimentaux. Ce sont des conventions;…Dès lors, que doit-on penser de cette question : La géométrie euclidienne est-elle vraie ? Elle n’a aucun sens.
H Poincaré « la science et l’hypothèse »

On remarquera que dans la façon de la machine non-philosophie de voir la science – ou la philosophie-science –, l’hypothèse n’est pas radicalement différentiée de l’expérience. Les deux échangent leur place et leur pratique. On repérera aussi que s’il y avait une différence essentielle – de l’ordre de l’essence- entre l’hypothèse et l’expérience, il ne serait plus possible de « tester cette hypothèse ». Ce qui revient à établir l’hypothèse en l’expérience comme fait. L’objection est fondamentale en machine non-philosophie. S’il est toujours possible, dans une philosophie donnée, de typer un ensemble de pratiques et de matériaux comme « hypothèse », la traduction, le donné-sans-donation d’une philosophie peut toujours être vu soit de la posture d’une philosophie donatrice – où l’on est plus en non-philosophie pratique- comme une hypothèse, soit de la posture d’une pratique non-philosophique comme une philosophie, un monde : une expérience. Ce qui fait de l’hypothèse, un modèle projeté de l’expérience, et l’expérience une variété d’hypothèse. Ce qui différencie l’expérience de l’hypothèse est la valeur qui lui est attribuée : le degré de certitude. Le certain est expérience et l’incertain hypothèse. Mais est on certain du degré ?Ce qui justifie notre certitude, c’est, habituellement, l’accord de notre « nouvelle hypothèse-expérience » avec notre expérience passée. Mais en machine non-philosophie, le passé n’est que l’inscription en « cette-fois-ci » en-Réel de « cette-fois-là ». C’est une donation du « une fois chaque fois » à « cette-fois-ci ». Sa certitude n’est donc, également, qu’une donation de « cette-fois-là » à « cette-fois-ci ». Ceci n’en diminue en rien sa pratique, et particulièrement sa pratique en-vérité, mais en supprime toute suffisance. La certitude ne suffit plus.
L’hypothèse
« hypotheses non fingo » : je n’invente pas d’hypothèses
Newton « Principia »

Les faits tout nus ne sauraient donc nous suffire ; c’est pourquoi il nous faut la science ordonnée ou plutôt organisée.
H. Poincaré « la science et l’hypothèse »

Pratiquer une science, c’est donner une philosophie « calculant cette science », des hypothèses que l’on pense Réelles, un Réel que l’on pense dé-couvrable – sous forme de matériaux-différences qui sont autant de mesures – et un critère de « vérité du monde » : une pratique qui dit le Vrai de cette philosophie-monde.
Car pour la non-philosophie, l’accès direct au Réel de la science est tout aussi hallucinatoire que celui de la philosophie. Ce Réel que la science dit atteindre, elle se le donne à chaque hypothèse et ne fait « que » vérifier qu’il est toujours Vrai. C’est parce que la science, dispose d’une philosophie préalable qu’un astronome, par exemple, n’utilisera pas les mesures moyennes de la longueur des cheveux des femmes au 17eme siècle pour déterminer la taille de l’Univers. Il considérera – par défaut – que ces mesures ne sont pas pertinentes pour son propos. Pourtant, une autre philosophie affirmant que « tout est en tout » par exemple autoriserait parfaitement cette même prise en compte. Il y a bien « décision » qui différencie une mesure d’une autre et l’affecte à un contexte donné d’une manière que l’on pourrait appeler avec Kant « a priori ».
L’expérience
L’expérience est la source unique de la vérité : elle seule peut nous apprendre quelque chose de nouveau ; elle seule peut nous donner la certitude. Voilà deux points que nul ne peut contester.
H. Poincaré « la science et l’hypothèse »

Pour la science, l’expérience est mesures. Chaque répétition donne une nouvelle mesure qui peut – ou non – être identique à une mesure précédente – et déclarer deux mesures identiques demande de toute façon l’établissement préalable d’une philosophie dans laquelle les comparer –. Mais c’est la collection de mesures qui forme l’expérience. L’expérience est corrigée pour prendre en compte le « Réel » de la mesure. Si le scientifique ne désire pas corriger l’expérience, il peut la déclarer comme « principe » et c’est alors la mesure qui deviendra douteuse. Nous aurons alors des « principes d’inertie », « principe d’équivalence » etc. qui permettront de rejeter toute mesure en désaccord comme « fausse ».Un monde-pour-la-science

il ne suffit pas qu’une théorie n’affirme pas des rapports faux, il faut qu’elle ne dissimule pas des rapports vrais
H. Poincaré « la science et l’hypothèse »

Que les rapports étudiés par une science soit déclarés Vrai ou Faux, dans les deux cas, la non-philosophie y verra une « décision » philosophique et sans prendre position, en gardant sa posture « en-pratique », les considérera comme « monde-pour-la-science ».La non-philosophie, qui ne revendique connaître intrinsèquement pas plus le Vrai que le Réel en-soi accepte en revanche parfaitement le donné-sans-donation d’un monde-pour-la-science. Et sa pratique en Réel immanence radicale de ce monde-pour-la-science restera indiscernable de la pratique que dit avoir cette science.
Tout comme pour la philosophie où l’unicité des formes de décision avait permis de dire « la-philosophie » identité de la philosophie. On peut désormais dire « la-science », car la traduction d’une science dans une autre est toujours possible à partir de son « monde-pour-la-science » éventuellement en incorporant le monde de la première dans la seconde, mais ceci devrait pouvoir se faire sans que la philosophie-science cible n’augmente son inconsistance interne, puisque chaque science délimite par son critère de « vérité du monde » son domaine de compétence et que les domaines de compétences des diverses sciences se complètent.
La mesure, une différence en identité
Il faut ainsi voir la mesure, fondement de l’expérience et donc de la science, comme l’établissement dans l’identité d’un étalon donné (que la science se donne et qui est en non-philosophie matériau de la philosophie-science) d’une différence. La différence sous forme de rapport-rapporté, donc philosophique, entre un matériau-étalon et un matériau-fait. Cette différence est vécue dans une relation d’ordre donnée au préalable, c’est-à-dire qu’est défini en pratique une échelle des rapport du matériau-étalon à lui-même, dans un redoublement et un plis là encore caractéristique de la philosophie. Par exemple, si le mètre est l’étalon, une échelle est constitué par les rapports du mètre à lui-même, puis une mesure – qui est une identification métaphorique – est pratiquée entre le fait et l’échelle. La mesure est identification métaphorique, car le fait ne peut en aucun cas être le mètre lui-même – nous obtiendrions une échelle et non une mesure – et nécessairement certains aspects du fait devrons être ignorés pour permettre son identification à l’étalon. Nous somme bien dans le « il y a de l’étalon dans le fait », l’« identité trouvée de la différence et dite en une nouvelle identité qui reste, pourtant, identique à l’ancienne » et non dans « le fait est l’étalon », dans la métaphore et non l’égalité. Il résulte de cette donation par la science de l’étalon, que nous pourrions parfaitement être « trompé par le monde » et par l’évidence de ce que nous observons, mesurons. Mais cette tromperie n’empêchera pas la cohérence interne de la philosophie-science et la science en conservera toute sa rigueur. Là encore, seule la suffisance disparaît, mais cette fois-ci celle de la science, d’autres philosophie-sciences équivalentes pouvant toujours être données :
La science ne suffit plus.

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